Cet article examine les répercussions des politiques multidimensionnelles des mesures anti-pauvreté mexicaines sur le processus de démocratisation à long terme. La mesure anti-pauvreté fédérale Progresa / Oportunidades a été conçue pour éliminer les pratiques clientélistes traditionnelles. Même si plusieurs pratiques électoralistes flagrantes ont été éliminées des programmes de lutte contre la pauvreté, la continuation des approches descendantes en matière de conception de programmes et de stratégies de mise en oeuvre s’est soldée par l’émergence du semi-clientélisme. Cet article soutient que les acteurs politiques des municipalités et de l’État ont réagi à ces mesures fédérales de façons qui contribueront peut-être à promouvoir une démocratie plus profonde et qui ont mené à la reconstitution du semiclientélisme. Le texte puise dans les récentes approches révisionnistes du clientélisme politique et propose une approche multidimensionnelle empruntée à la géographie politique. En se basant sur cette approche théorique, l’article examine le rôle des autorités de l’État et des municipalités en ce qui concerne les prestations anti-pauvreté fédérales dans le cadre du programme de subventions conditionnelles en espèces Oportunidades.

Additional Metadata
Publisher Consortium Erudit
Persistent URL dx.doi.org/10.7202/1008316ar
Journal Politique et Sociétés
Citation
Luccisano, Lucy, & Macdonald, L. (2011). Le néolibéralisme, le semi-clientélisme et la théorie politique de l’échelle dans les mesures anti-pauvreté mexicaines. Politique et Sociétés, 30(2), 173–173. doi:10.7202/1008316ar