While the study of écriture migrante has called attention to the writings of immigrants in Québec, it has also created a barrier that separates their works from those by non-immigrant writers. The works that are considered to fall under the label of écriture migrante are included, to a degree, but are also excluded from what is considered “Québécois literature.” This article proposes that this barrier can be dissolved by studying works by immigrant and non-immigrant writers side by side, privileging comparable thematic or formal elements, and adopting approaches that bring them together rather than distinguishing them. A transnational approach is adopted to analyze five novels written by immigrant and non-immigrant writers published between 1999 and 2010: Ru, by Kim Thúy, Je suis un écrivain japonais by Dany Laferrière, Nikolski by Nicolas Dickner, Les larmes de saint Laurent by Dominique Fortier, and La conjuration des bâtards by Francine Noël. Through this transnational approach, our article illustrates that the preoccupations linked to mobility, immigration, national identity, and culture are not exclusive to écriture migrante, and that, in fact, it allows for a reconceptualized national literature in Québec characterized by fluid national identities and borders.

Si l’écriture migrante a attiré une certaine attention critique aux écritures d’écrivains ayant immigré au Québec, elle a aussi créé une distinction entre ces écritures et celles d’écrivains non-immigrants. Les œuvres qui sont considérées comme “migrantes” sont en partie intégrées au corpus national québécois, mais elles en sont, aussi, exclues. Cet article propose que cette distinction peut être estompée en partie en analysant côte-à-côte des œuvres dites migrantes avec celles qui ne le sont pas, privilégiant des approches qui mettent en lumière des éléments thématiques ou formels comparables qui rapprochent ces textes. Dans cet article une approche transnationale est adoptée pour analyser cinq romans écrits par des écrivains migrants et non-migrants. Parues entre 1999 et 2010, ces œuvres inclues Ru de Kim Thúy, Je suis un écrivain japonais de Dany Laferrière, Nikolski de Nicolas Dickner, Les larmes de saint Laurent de Dominique Fortier, et La conjuration des bâtards de Francine Noël. Cette approche montre que les préoccupations liées à la mobilité, l’immigration, l’identité, et la culture nationale ne relèvent pas exclusivement du domaine de l’écriture migrante et suscite, par ailleurs, une conception de la littérature québécoise qui reconnaît pleinement la fluidité des identités et des frontières.

Additional Metadata
Publisher Liverpool University Press
Persistent URL dx.doi.org/10.3828/qs.2017.6
Journal Quebec Studies
Citation
Khordoc, C. (2017). From Migrant to Transnational: Contemporary Québécois Writing (1999–2010). Quebec Studies, 63, 79–98. doi:10.3828/qs.2017.6